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vitriol |
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Elles ne bougent presque pas
assises au fond de leur antre
elles respirent en silence
et soulèvent leurs ventres
Elles sont si nombreuses
tel un seul corps fondu
en des dizaines de membres
tous vices confondus
Elles m'appellent en chur
de subtiles harmoniques
jaillissent de leurs voix
aux cliquetis métalliques
Elles m'adorent en chur
et m'adresse leurs baisers
hurlant leurs chaleurs
à travers leur souffle glacé
Elles me baisent
et me baisent encore
ces bêtes affamées
me baisent et me bouffent le corps
Elles me brûlent
me consument, me violent
me volent la lumière
me volent ma lumière
quand soudain :
vitriol
visita interiora terrae rectificando invenies occultum lapidem
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